Test du Nikon D90 – Digital

Mise à jour du 15 novembre 2010: l’arrivée d’une nouvelle génération d’appareils avec un grand capteur nous oblige à revoir les cotes de certains appareils. Le D90 passe ainsi à 4 étoiles, et son mode vidéo embryonnaire et sa limite de 3200 ISO sont plus strictement enregistrés.

Le D90 occupe le flambeau d’une lignée prestigieuse: il descend directement du D70, qui fut le premier réflexe professionnel accessible – il se positionnait à l’époque juste au-dessus de l’EOS 300D. Il intègre également des fonctionnalités haut de gamme: son capteur, bien que nouveau, reprend la définition du D300 (12 mégapixels). Il offre également une compatibilité avec un module GPS en option pour une «géolocalisation» facile de vos photos. Cependant, il s’agit surtout d’un D80 mis à jour: il reprend son châssis, son système de mesure de lumière et de mise au point et … son esthétique.

Nous commençons

Le D90 est l’héritier d’une tradition d’excellence. Donc, étonnamment, la prise en main est très élevée: le boîtier respire la fermeté, la prise en main est impeccable et les commandes tombent naturellement sous vos doigts – y compris la touche Fn pratique, sous le majeur, à laquelle vous pouvez attribuer un raccourci de votre choix. On remarque l’arrivée du bouton Lv: cela active « Live View », la cible sur l’écran arrière de l’appareil. Celui-ci est fluide et extrêmement bien défini: c’est un vrai VGA, comme sur le D300. Ses angles de vision sont excellents, ce qui facilite la visée sous les angles les plus inattendus, même si la polyvalence d’un écran pivotant comme celui de l’Olympus E-3 n’est pas atteinte ici.

Nikon d90 retour

La réponse du SLR est sans faille: la mise au point est rapide et précise, le suivi du sujet fonctionne très bien (avec un système 3D qui utilise une cellule d’exposition pour localiser et suivre en continu le sujet), et les rafales sont prises à des vitesses allant jusqu’à plus de 4 images par seconde. Le mode Live View, en revanche, est un peu moins convaincant: se concentrer sur le contraste est loin d’atteindre les performances habituelles sur CD ou interviews lors de la présentation du Panasonic G1. De plus, en enregistrement vidéo, l’autofocus est tout simplement désactivé.

Puisque la principale nouveauté de ce D90 est la possibilité de filmer, en haute résolution 720p et 24 images par seconde. Vous devez faire la mise au point manuellement si vous souhaitez le changer pendant la prise de vue, mais cela rend l’écran plus fin avec un peu de pratique. Dans les semaines à venir, il faudra voir si le Canon EOS 5D Mk II, dont l’autofocus reste actif pendant la prise de vue, trouvera ou non un avantage décisif.

Le D90 inaugure un nouvel objectif en kit, 18-105 mm avec une ouverture médiocre (f / 3,5-5,6). Il est bien construit, équipé d’une stabilisation efficace et d’un moteur à ultrasons rapide et silencieux. Cependant, nous regrettons le manque d’indications de distance.

Enfin, le D90 propose des options avancées pour personnaliser les performances de votre appareil. Malheureusement, les frais sont difficiles à payer: les menus de paramètres sont innombrables et suffisamment complexes pour perdre un utilisateur averti. Par conséquent, la lecture du manuel d’utilisation sera un must pour tous ceux qui souhaitent vraiment profiter de ces opportunités.

Qualité d’image

La qualité d’image n’est pas étonnamment bonne: les capteurs D300 et Alpha 700 ne peuvent pas décevoir. Les photos sont très propres jusqu’à 1600 iso, seul un léger lissage apparaît à 800 iso, et elles restent précises à 3200 iso: une légère tache est visible, mais le bruit chromatique est bien maîtrisé. Les choses tournent mal dans le H1 (équivalent à 6400 iso), mais avec un affichage soigné, vous pouvez toujours obtenir des images utilisables en petites tailles ou en noir et blanc.

Nikon D90 ISO (2)

En conditions réelles, la balance des blancs automatique s’est avérée très fiable. Sous la lumière tungstène, les photos prennent naturellement une teinte chaude, mais restent assez naturelles pour capturer l’atmosphère dans laquelle elles ont été prises.

L’objectif du kit est d’une précision décente, mais souffre d’une distorsion importante du tube à sa distance focale plus courte. Les choses se calment rapidement, cependant, et le D90 comprend une option de correction optique qui est de toute façon adaptée à l’objectif.

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En mode vidéo, l’image est fluide et précise (HD Ready 720p 5 minutes ou VGA 20 minutes). Le son est un peu moins convaincant, notamment à cause du micro mal orienté: on entend bien les sons ambiants, et l’absence de prise micro ne résout pas ça. L’absence d’autofocus continu est un peu une punition par rapport aux caméscopes, mais l’écran permet une mise au point manuelle précise, et cette petite impasse est meilleure qu’un système qui «pompe» tout en essayant constamment de modifier la mise au point. point.

Contre la concurrence

Le D90 arrive sur un marché où la concurrence est féroce et féroce. Premièrement, il s’oppose à l’EOS 40D de Canon: celui-ci a une rafale plus rapide (6,3 images par seconde) et son prix, du moins pour l’instant. En revanche, c’est la génération précédente en termes de sensibilité, et l’ergonomie de Canon est un peu moins convaincante (il est difficile d’accéder aux boutons du côté droit du prisme ou au testeur de profondeur de champ).

Face au Pentax K20D, le D90 peut confirmer sa vitesse de prise de vue en rafale légèrement supérieure et sa meilleure sensibilité par rapport au 1600 iso. Pentax donne de solides arguments avec sa forte tropicalisation et est actuellement légèrement moins cher. Ergonomiquement ce sont les mêmes, les deux offrent des personnalisations étendues, mais Nikon sera un peu plus accessible aux novices grâce aux modes scène, tandis que la gestion automatique de la sensibilité est meilleure sur le Pentax. Sans aucun doute la paire la plus difficile à séparer, comme le D80 et le K10D il y a deux ans.

Le Sony Alpha 700 est toujours plus cher, malgré une baisse significative des prix ces derniers mois. Cependant, il ne propose qu’un écran de même définition que le D90. Il souffre un peu du contrôle numérique du bruit, mais il le compense en réactivité. L’absence de Live View est l’une de ses faiblesses.

Enfin, face à tous ces appareils, le D90 peut confirmer sa spécificité: le mode vidéo, absent de tous les reflex, à l’exception de l’EOS 5D Mk II (qui coûtera environ 2800 euros). Pour certains utilisateurs, cette fonctionnalité est un coup dur pour la concurrence, pour d’autres elle n’est pas pertinente. Chacun selon ses besoins …



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