Tourisme spatial sur la rampe de lancement

Kellie Gerardi, chercheuse à l'Institut international des sciences aéronautiques et très suivie sur le réseau social TikTok, devrait être envoyée dans l'espace avec Virgin Galactica pour réaliser des expériences en apesanteur pendant quelques minutes.

Quatre millions de dollars, soit 3,3 millions d’euros, pour dix minutes de vol et quatre minutes en apesanteur. Il est maintenant temps pour le premier touriste d’embarquer sur la fusée de Jeff Bezos, qui décollera le mardi 20 juillet. Le prix est déjà vingt fois supérieur aux 200 000 $ facturés pour ces futurs voyages. Et ce n’est pas fini, car ce montant, le résultat de la première enchère, n’est qu’indicatif. La vente aux enchères finale aura lieu en ligne le samedi 12 juin.

Les chanceux – et surtout les chanceux – les élus commenceront à relancer New Shepard. A 75 kilomètres d’altitude, la capsule s’en séparera pour poursuivre sa trajectoire et franchir la ligne Karman qui marque l’entrée symbolique dans l’espace, à 100 kilomètres de la Terre. Ensuite, l’apprenti astronaute sera en apesanteur et observera la courbure de la planète et du ciel sombre pendant quelques minutes, avant que le vaisseau spatial ne se pose en chute libre, ralentissant trois parachutes géants et atterrissant dans le désert du Texas.

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Ainsi, Blue Origin, société fondée par le fondateur d’Amazon au début des années 2000, sera la première à proposer un vol suborbital. M. Bezos aura quelques mois d’avance sur Richard Branson, patron de Virgin Galactic, qui est un pionnier dans ce domaine mais qui teste toujours son SpaceShip 2. Le lancement est annoncé pour 2008 ; cela arrivera en 2022, car le développement de sa fusée, qui a été lancée par un avion spécial, est très complexe.

« Variété de propositions »

Preuve de sa confiance dans son projet, Jeff Bezos sera l’un des trois passagers avec son frère Mark, une réponse à Richard Branson, qui a toujours dit vouloir repartir avec sa famille dès les premiers vols. Ensuite, il faudra combler le vide en termes de clientèle avec Virgin, qui en quatorze ans a vendu pas moins de 600 billets, le plus souvent à des stars et des milliardaires.

Le fondateur de SpaceX, Elon Musk, préfère les voyages longs et longs aux puces sauteuses qui sont des vols suborbitaux.

« Ces passagers ne seront pas les premiers touristes, rappelle Jean-Jacques Dordain, ancien directeur général de l’Agence spatiale européenne, considérant qu’entre 2001 et 2009, l’agence russe Roscosmos a rentabilisé les vols Soyouz vers la Station spatiale internationale [ISS], situé à 400 kilomètres de la Terre, en vendant le troisième siège du navire. Le nouveau venu y resterait huit jours, tandis que l’équipage changerait.  » Sept personnes n’ont pas hésité à mettre de côté entre 30 et 40 millions de dollars. « C’était un épiphénomène par rapport à ce qui se préparait », il ajoute. « La demande était présente, mais pas l’offre.  » Étude menée à l’heure estimée « A 50 000 personnes prêtes à payer 200 000 dollars pour un vol spatial », explique Christophe Bonnal, expert au service des lancements du Centre national d’études spatiales. « La tendance doit être assez similaire aujourd’hui, mais ce qui change, c’est la variété des propositions. « 

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